Au Ciel Jésus règne, Marie gouverne, Joseph administre.
Sainte Thérèse d’Avila
Saint Joseph -image de Dieu sur terre*- son chaste époux, montre à la Très Sainte Vierge, ses mains calleuses, usées par le travail qu’il accomplissait si généreusement sur la terre pour subvenir aux besoins du Fils de Dieu, et de sa très sainte Mère.
La Très Sainte Vierge Marie montre à son divin Fils et Seigneur, son cœur Immaculé et néanmoins transpercé des 7 glaives co-rédempteurs de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, le martyr de toute sa vie.
Le Christ montre à son Père, qui a mis en Lui toutes ses complaisances, les cinq plaies de sa Passion pour obtenir notre salut et les bénédictions dont notre condition humaine est tributaire pour arriver au ciel.
Cet escalier de mérites est impénétrable à l’esprit non catholique**. Il lui faut accepter, puis comprendre, que la Mère de Dieu est la Porte de Ciel, que le Christ exige pour arriver à lui que nous empruntions la même voie que lui, pour descendre vers nous – entendre sa Sainte Mère- que ceux qui protestent être amis d’un Dieu dont ils dédaignent la Mère vénérée, sont de ce fait, des authentiques nécessiteux que nos ferventes prières doivent détourner de l’enfer.
« À qui croit aucune explication n’est nécessaire ; pour celui qui ne croit pas aucune n’est suffisante » (Saint Augustin). Car oui, la foi est un acte volontaire, donc de l’intelligence. Où trouver celui croit à son insu ? Ce catholique qui s’ignore que l’abandon moderniste de l’évangélisation s’empresse de voir en chaque païen, hérétique, ou égaré le plus obstiné dans son monothéisme erroné?
Si avant leur mort ils ne se repentent pas de leur obstination à prendre de haut La Sainte Vierge (chose au reste impossible) certains le regretteront amèrement. L’expression est faible. La différence entre eux et les démons, c’est qu’étant des vivants, ils peuvent changer. Mais qu’ils arrêtent de prêter leur esprit opacifié par l’orgueil aux ennemis de leur âme.
Ces gens n’ont dans la bouche que des « Je suis béni » des « Comptez vos blessings ». Oui il faut louer Dieu, oui nous devons rendre grâce, mais ce que Dieu préfère c’est d’être assiégé par nos prières comme un Père que son enfant sollicite sans répit, jusqu'à obtenir satisfaction. Le père seul sait si l'enfant ne risque pas de trouver son malheur avec la chose demandée. Dieu aime que nous lui montrions notre dépendance : c’est la meilleure manière de louer son ouvrage, car il a inscrit ce besoin de Lui dans notre âme…Et comme la chose crie vers son maître, ainsi notre âme a soif de Dieu.
Tout ce qu’on tient pour bienfait sur terre ne vient pas de Dieu. « La réussite matérielle est un signe d’élection divine » (Calvin inspiré du judaïsme). C’est surtout une erreur permettant de faire n’importe quoi pour paraître favorisé de Dieu.
Car il arrive que Dieu accorde (laisse acquérir) la fortune par ceux qu’il veut perdre. Ainsi Dieu peut-il vouloir notre perte ? Non mais il existe parmi les hommes, ses créatures, ceux qui ne lui appartiennent pas. Il le sait de toute éternité. Il les a créés pour qu’ils le prient, le « poursuivent de leurs assiduités » et lui demandent de les prendre comme ses enfants plutôt que de simples créatures. Dieu veut que tous les hommes accèdent à la Vérité et soient sauvés. (Exorcisme de Saint Michel). On accède à la Vérité par l’Église qu’a fondée cette même Vérité, en connaissant et aimant l’Incarnation cette Vérité, Notre Seigneur Jésus-Christ.
Prions pour que même à leur fin venue, il y en ait davantage qui se tournent vers Lui. Je ne parle pas ici des mêmes anti-catholiques avec leur présomptueux « Si je pèche, je regretterai ensuite ». Sachez que Dieu est jaloux de ses grâces (les grâces de Dieu sont Dieu) et lorsque nous avons perdu l’innocence, la contrition et la pénitence sont les battants d’une même porte que Dieu n’ouvre pas systématiquement. Il ne faut pas compter là-dessus en quelque sorte. Contentons-nous de marcher droit, quoi qu’il en coûte. Nous en serons rétribués libéralement…Si seulement nous savions le don de Dieu.
Quoi de plus beau que ces ouvriers de la dernière heure, qui accédant tard la Vérité, l’aiment tout de suite et travaillent à la garder vivante en eux jusqu’au retour du Maître. Car c’est Lui Dieu, qui fait le premier pas quand il s’agit de notre salut. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis (Jean 15 :16) Au reste, attraper cette main tendue de Dieu est en soi une grâce. Mais il faut apporter aux moins quelque chose de nous-mêmes. Ces 2 pains et 5 poissons représentent notre bonne volonté. Les non-catholiques doivent prier tout le temps pour connaître Dieu, l’aimer le servir. Et quand nous avons déjà cette grâce - la richesse éternelle qu'est la charité- eh bien il faut prier pour persévérer, car le monde, la chair (nos corps et esprit) et leur marionnettiste le démon ne désarment jamais.
Saint Augustin nous apprend que le vieil homme ne meurt que vingt minutes après nous. Voyez cela d’ici.
L’Église catholique depuis la nuit des temps, fait passer nos prières par la Très Sainte Mère de Dieu. Celle à laquelle tous les Saints s’adressent. Seule l’Immaculée dans sa conception, chef d’œuvre et fille préférée du Père, Mère incomparablement aimée du Fils dont elle est le Moule, Vénérée Épouse non épousée du Saint-Esprit, seule elle, -l’éternel Hortus Conclusus-, obtient de la Trinité tout ce qu’elle leur/lui demande.
Nous en avons un exemple à Cana, où par sa prière elle a précipité les choses, parce que de pauvres mariés n’avaient plus de vin. Comme Dieu qu’elle reflète, Notre Dame a horreur de voir ses enfants dans l’embarras. Elle a vu venir le manque de vin. N’est-elle pas notre Pro/vidence ? Elle y a paré par sa supplique. Son Fils lui répond : Femme (Co-rédemptrice du genre) vous savez comme moi que mon heure n’est pas encore venue. Et elle confiante (toujours humble et obéissante) -Faites tout ce qu’il vous dira. Ce Faites tout ce qu’il vous dira, chacune de ses apparitions nous le rappelle.
Tout ceci pour dire de se hâter aux « bénis qui comptent leurs grâces » pour lesquels la vraie foi se réduit à du papisme. Devenez des fidèles dévots de la Mère de Dieu, vivez des Sacrements de l’Église, obéissez-lui, implorez votre persévérance, priez pour moi comme je prie pour vous. Et rendez-vous au ciel car il existe, et l’enfer également. Tous nous y avons notre place ou là-haut ou en-bas.
Vous aimez le libre examen ? Alors là en effet, c’est bien à vous de voir.
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*Première des Salutations à Saint Joseph de Saint Jean Eudes.
**Mgr de Ségur Louis Gaston de Ségur l’a écrit et plus près de nous Bishop Fulton Sheen, je les paraphrase : « Ce n’est pas le catholicisme que les protestants haïssent mais l’idée qu’ils s’en font d’après les calomnies qu’on leur en transmet »

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